lundi 31 mars 2008

Nouvelle-Zélande: le sud de l'île du sud











Nous avons laissé nos quelques regrets de n’avoir pu aller à la découverte du volcan en activité à Big Island en raison de notre mauvaise grippe à Hawaï et sommes partis le cœur en fête retrouver l’île du long nuage blanc qui nous avait tant plu lors de nos deux précédents tours du monde en 90-91 et 95-96.
La Nouvelle Zélande est restée telle qu’on l’avait quittée, hospitalière et généreuse. La nature est omniprésente, sans limite, toutes les activités sont tournées vers elle et proposent de partir à la découverte des baleines, des dauphins, des petits pingouins bleus -les plus petits du monde- des pingouins aux yeux jaunes -une espèce très rare- des lions de mer -dont il faut se méfier- des phoques à fourrure qui batifolent dans l’eau ou se reposent sur les rochers, des albatros -les plus grands oiseaux volants. C’est absolument extraordinaire et l’on peut rester des heures entières à guetter ces animaux dans leur milieu naturel.
Nous avons d’abord observé les baleines et les dauphins à Kaikoura, haut lieu pour y apercevoir ces animaux tout au long de l’année. Outre des Humpback, l’excursion nous a permis de voir une baleine bleue : le plus grand animal de notre planète !
Un soir, nous sommes allés voir les petits pingouins bleus qui revenaient de leur journée passée à pêcher en mer. Dans un lever de lune magnifique, un premier petit pingouin est arrivé, intrépide, tout seul ; ils arrivent en général en groupe (en raft) pour se donner du courage. Puis quelques minutes plus tard huit autres petits pingouins sont arrivés, grimpant laborieusement les rochers et là, effrayés par un oiseau, ils ont dévalé les obstacles à peine franchis ! Ils ont mis alors un temps infini à remonter, s’assurant que le danger s’était éloigné. Nous autres touristes pendant ce temps, retenions notre souffle, les encourageant dans un silence religieux, le moindre souffle les aurait refoulés vers la mer. Et puis finalement, le petit groupe a franchi la zone à découvert au grand soulagement de tous.
Ce soir-là nous avons rencontré une autre famille de grands voyageurs qui arrivait à la fin de leur périple de huit mois. Nous avons très vite sympathisé et avons décidé de faire un petit bout de chemin ensemble. C’était également très agréable pour Emma et Héloïse d’avoir des copines de leur âge avec lesquelles partager des moments de découvertes.
Ensemble nous sommes allés voir les pingouins aux yeux jaunes qui sont en pleine période de mue. Notre guide avait beaucoup de petites anecdotes à raconter sur la colonie de pingouins. Elle était toute enthousiaste car un couple qui ne se parlait plus depuis longtemps semblait se réconcilier. C’était très attendrissant de découvrir ces oiseaux, si maladroits et vulnérables lorsqu’ils sont sur la terre ferme. C’est une espèce en danger que les néo-zélandais essayent de protéger en aménageant des nids dans des sites naturels. Ils replantent également de la végétation qui leur permet de se cacher et de tenir éloignés les prédateurs. Ces pauvres pingouins bravent tant de danger aussi bien dans l’eau que sur la terre ferme qu’ils méritent bien un petit coup de pouce.
Ensemble nous sommes également allés voir les « Boulders », qui sont de grosses boules en pierre (je vous passe l’explication géologique) qui émergent du sable, sur une très belle plage sauvage. Les filles ont adoré cet endroit où les possibilités de jeux semblent infinies. J’espère que les photos seront réussies.
Nous sommes également partis ensemble à la découverte d’une autre colonie de pingouins aux yeux jaunes ainsi que des lions de mer sur la péninsule d’Otago. Quand on part à la découverte de lieux isolés sans guide, on trouve toujours des panneaux explicatifs qui disent comment se comporter face aux animaux « sauvages ». On était ainsi très prudent avec les lions de mer, qui peuvent se montrer assez agressifs sans raison particulière et qui sont, paraît-il, plutôt rapides au démarrage. Le plus grand danger était de les confondre avec des troncs d’arbres déposés sur la plage. Pour se protéger de la chaleur, ils se recouvrent également de sable, si bien que parfois on ne les distingue qu’au dernier moment. La plage était extraordinaire. On y accédait par des dunes de sable très belles que les filles dévalaient en courant, un vrai terrain de jeu ! La mer était assez agitée et de grosses vagues se formaient au large pour le plaisir d’un surfeur qui semblait s’être perdu dans cet endroit isolé.
En remontant difficilement « nos » dunes de sable, nous avons aperçu un pingouin aux yeux jaunes debout sur le flanc de la colline, solitaire comme le veut son espèce, à humer l’air du large. Une magnifique récompense à tous nos efforts pour accéder à ces lieux.
Un dernier petit déjeuner pris avec nos amis et nos routes se sont séparées. Nous nous sommes alors dirigés vers le Milford Sound, un fjord magnifique qui se mérite tant le lieu dans lequel il se trouve est éloigné, préservé et paraît-il inaccessible. En chemin nous avons rencontré un kéa, seul perroquet alpin au monde, pas du tout impressionné de notre présence et très intéressé par les pneus des voitures qui s’arrêtaient sur son domaine.
La journée au Milford était radieuse. La lumière était très belle, mais parfois lorsqu’il pleut le caractère dramatique des lieux semble comme magnifié. Nous avons embarqué à bord d’un petit bateau qui nous a permis de visiter le fjord jusqu’à son ouverture sur la mer de Tasmanie. Le capitaine Cook est passé deux fois devant sans le voir et il n’a été découvert que bien plus tard et baptisé selon le nom du village d’origine de celui qui l’a trouvé. Le capitaine Cook a, quant à lui, découvert un autre fjord : le Doubful Sound, nommé ainsi car il était douteux que les vents permettent à un voilier qui s’y aventurerait d’en ressortir. C’est un peu avec regret que nous ne sommes pas retournés au Doubful. L’excursion est très chère, car le fjord n’est accessible qu’en voyage organisé. Il y a malheureusement des choix à faire…

1 commentaire:

Unknown a dit…

Et si on se fixait bientôt une petite conférence Skype pour voir si vous avez autant bronzé que le laissent voir vos photos ?

Didier